A un moment de sa vie, Peter Mandel  s’est intéressé aux mystères de l’aura, le champ énergétique autour de l’être humain.

Il se mit à lire des livres qui décrivent l’aura comme une enveloppe rayonnante, normalement imperceptible, qui recouvre le corps avec une gaine de lumière. Elle contient toutes les couleurs de l’arc-en-ciel, disent les clairvoyants, elle émane du corps physique par couches, ou corps énergétiques de plus en plus subtils.

Du premier corps subtil, l’éthérique, on dit qu’il a une énergie holographique et il gouverne l’évolution du corps physique et de sa croissance. Le second, corps astral ou émotionnel, véhicule l’expression émotionnelle ; le troisième, ou corps mental, véhicule l’expression intellectuelle ; et le quatrième corps, corps causal ou intuitif, véhicule la nature essentielle.

Avec les trois derniers corps, les fonctions particulières se mélangent en généralités, mais les psychologues et les sages, au fond sont d’accord pour dire que ces corps à haute fréquence ont quelque chose à voir avec les énergies les plus subtiles, avec le fonctionnement de l’âme humaine.

Peter Mandel, de plus en plus passionné par ce côté caché de la vie, s’est mis à observer les liens entre la maladie physique et les troubles émotionnels. Il se demanda, comme le dit la métaphysique, si le siège de l’émotion était réellement situé dans le champ énergétique connu sous le nom de corps astral, et imagina qu’il serait effectivement très possible que la maladie trouve son origine à cet endroit.

Mais comment découvrir les causes invisibles ? Comment diagnostiquer ce qui ne peut pas se voir ?

La recherche sur l’aura du Dr Walter Kilner, physicien anglais du début du XXème siècle excita sa curiosité. D’après ses expériences, Kilner était arrivé à la conclusion qu’il y avait une relation entre l’aura et la maladie physique. Si jamais on pouvait photographier l’aura, il était convaincu que cela pourrait l’aider dans les diagnostics des maladies.

Kilner prétendait avoir observé l’aura à travers des vitraux dicyanide, la décrivant comme un nuage palpitant de vingt centimètres de profondeur dans lequel les couleurs du spectre étaient clairement visibles. A l’époque, il avait également observé que certains facteurs, comme la fatigue ou les sautes d’humeur, altéraient la taille de l’aura et les couleurs émises. La difficulté essentielle avec «  l’écran Kilner » était le facteur reproductibilité. Cinquante pour cent étaient insuffisants pour favoriser plus l’intérêt scientifique.

Machine Kirlian

Mandel acheta alors un appareil Kirlian  créé par Simon et Valentina Kirlian, couple russe qui avait développé l’appareil et qui lui avait donné son nom.

Les Kirlian appelaient leur procédé « électrophotographie dans un champ de haute fréquence » et prétendaient capturer sur un film une émission électrochimique ou « luminescence rayonnante » émise par toute chose vivante.

Peter Mandel se mit à étudier un nombre stupéfiant de photos Kirlian – 80 000 en tout – les comparants avec les dossiers des laboratoires, et avec ses propres observations avant d’établir, fin 1974, l’hypothèse qui était la fondement du système de diagnostic qu’il nomma Energie Emission Analyse (EEA).

Dans Energie Emission Analyse: Nouvelle Application de la Photographie Kirlian pour une Guérison Holistique, paru en 1983, il écrit : ‘A travers l’usage de l’appareil à haute fréquence, il était évident que nous nous occupions d’énergie et par conséquent j’ai attribué tous les processus cellulaires, qui prennent place à l’intérieur des individus comme lui appartenant, à cette énergie.’

‘Plus tard il est devenu évident que nos suppositions étaient justes. A travers nos observations il devint évident que longtemps avant la manifestation des symptômes, des changements corporels, les maladies existent énergétiquement et peuvent être révélées grâce à notre technique photographique.’

Il était évident que les photos Kirlian fournissaient l’occasion de « visualiser » les processus en train de se mettre en place. Grâce aux images EEA, Mandel a découvert qu’il pouvait détecter des maladies potentielles, avec ou sans symptômes qui se développaient depuis des années ou qui étaient présentes dans leur état de prodrome.

A propos de l’aura, Peter Mandel dit : « Les personnes capables de voir les auras, décrivent cette grille comme un nuage. Je pense que ce nuage est la fusion de nos corps énergétiques qui s’intègrent à la surface de notre corps. Je suis également convaincu que toutes les informations de notre vie sont contenues ici, qu’elles soient spirituelles, mentales, émotionnelles ou physiques. Il en résulte une sorte de recueil cosmique, un manuel des informations énergétiques d’une personne, des processus prédéterminés de sa vie, gravé sur la peau ».